Jacqueline Ury nous a quittés

Disparition de Jacqueline URY

La chroniqueuse gastronomique qui a si longtemps et si régulièrement participé aux réunions des jurés de l’AAAAA nous a quittés le 4 mai (une cérémonie religieuse a été célébrée le vendredi 20 mai en l'église Saint-Vincent de Paul, à Paris). Jacqueline Ury était entrée dans 82e année depuis peu, avec le sourire. Nous l'avions rencontrée en parfaite forme à la veille du printemps et nous étions entretenus de ses nombreux projets au téléphone il n'y pas un mois. À peine avait-elle fait part, très vaguement, d'un examen médical à subir, que rien ne permettait d'imaginer fatal.

Vivant entre Paris et la Creuse,
Jacqueline avait publié jusqu'à l'an dernier


La chroniqueuse gastronomique dont la présence était si familière aux jurés de l’AAAAA ne sera plus de leurs déjeuners. Jacqueline Ury est morte à Paris le mercredi 4 mai, lors d'un examen cardiologique invasif, mais courant et a priori peu risqué, une coronarographie.

J. Ury 2016


Jacqueline Ury nous avait donné assez récemment de ses nouvelles depuis la résidence campagnarde de la Creuse qu'elle aménageait si patiemment depuis des années. Elle y séjournait de plus en plus longuement, pour le plus grand plaisir de son chien turbulent, mais retrouvait régulièrement son appartement parisien de la rue Papillon, à la grande cuisine superbement aménagée.
Elle avait rejoint la 5 A alors qu'elle était collaboratrice du Parisien libéré.
Les membres de l’amicale l’avaient connue journaliste assez polyvalente, collectionneuse de bonnes recettes. Depuis les années 1980, ils la rencontraient infailliblement lors des déjeuners-dégustation de l'association : était membre permanent du jury, qui s'était réuni deux fois chez elle. Ils avaient évidemment suivi ses activités d’auteur gastronomique (son dernier livre,
Recettes pour les fêtes, parut à la fin de l’année dernière).
Elle était secrétaire générale et trésorière générale de l’APCIG, association qu'elle avait ralliée à la grande époque de la presse gastronomique écrite, alors que Michel Piot en était président, puis avait cumulé les rôles-clef au sein de son bureau (sauf pendant une très brèves parenthèse, dont elle fut peinée, elle en resta à la fois secrétaire générale et trésorière générale jusqu'à sa mort).
Nous l’avions revue en pleine forme chez Le Père Claude l’hiver dernier, élégante et vive, alors qu’elle venait de fêter son anniversaire, et la pensions en ces beaux jours dans sa grande maison de la Creuse si patiemment aménagée depuis des années. Elle s'apprêtait à un proche voyage à bord du Transsibérien dont elle se réjouissait.


Jacqueline Ury avait publié :

  • - Rasteau, vin doux naturel et recettes gourmandes
  • - La cuisine au vin au fil des saisons
  • - La cuisine de d’Artagnan (2 volumes )
  • - Le Carnet de Recettes de Mamine Cézanne.
  • - Le cassis de Bourgogne, 61 recettes avec du pain
  • - Recettes pour les fêtes
Elle avait participé à plusieurs ouvrages collectif.

En souvenir de sa Légion d'honneur (remise en 2011)

Ci-dessous :Jacqueline Ury dans sa cuisine parisienne
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Jacqueline Ury préparant une andouillette du lauréat japonais (fin 2013). Avec le Père Claude, Claude Perraudin, en février 2016.

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